Blog 2 sur l’écrivain Christophe Mayor et ses oeuvres.
Tenir par la Force
Personne ne peut décider de notre bonheur ! Nous sommes seuls maîtres de notre destin. Notre bonheur dépend uniquement de notre volonté, de notre désir d'être heureux.
La prison est le lieu propice pour laver les péchés du passé et repartir sur d'autres bases, des bases plus solides, permettant de dissiper les blocages et les soucis inhérents à l'accumulation des problèmes, pour bâtir un avenir sain et robuste. Je sais avec certitude que je ne manquerai pas d'opportunités, car je vais travailler pour en avoir. C'est toujours le même raisonnement pour tout !
La force de l'esprit, le mental, est la pierre angulaire de l'homme. Tout vient de votre cerveau et de la façon dont vous l'utilisez face aux durs évènements de la vie, face aux imprévus, face aux problèmes, face au malheur et au bonheur !
Le mental est toujours, dans toutes les situations, le piler de l'équilibre de l'homme. Sans mental, l'homme n'est plus vraiment un homme : il devient une bête, se retrouve paradoxalement faible, et sa fragilité peut le mener au suicide, donc à la mort. L'homme, pour être fort, doit en premier lieu posséder un cerveau qui fonctionne bien, et sa force doit être à l'épreuve des secousses de la vie pour survivre.
Tout est une question de mental ! Que ce soit la confiance en soi, la résistance ou la résilience, peu importe les qualificatifs. L'essentiel, le primordial, c'est le mental ! C'est la force de l'esprit ! C'est la capacité à occulter les événements épuisants, ceux-là mêmes qui peuvent nous affaiblir ou nous anéantir ! Nous devons donc protéger notre cerveau, le faire travailler et évoluer. L'entretenir et l'entraîner à la résistance tout au long de notre vie, transformer les événements ou les informations négatives en actions positives.
Tout relativiser pour absorber ! Et là, je reviens aussi au raisonnement systémique que j'ai déjà longuement développé dans les pages précédentes. La puissance d'analyse, de classement et de tri de cette méthode de réflexion est en fait un outil précieux que votre cerveau peut utiliser pour organiser les informations et les classer par ordre de priorité, de façon à désamorcer les situations difficiles.
Notre cerveau, cet outil fantastique, est capable d'engranger des souvenirs mais aussi de les modifier (documentaire sur les mécanismes de la mémoire sur Arte le dimanche 6 septembre 2026 à 8h00). Il est également capable d'apporter et de générer des sentiments différents, plus ou moins intenses. Plus un souvenir est ancien, plus les risques qu'il soit modifié sont importants. Le fait de parler d'un souvenir avec des personnes qui en partagent un similaire mais différent peut justement apporter des modifications à votre propre souvenir et ainsi le transformer légèrement ou même en profondeur.
Avoir un raisonnement systémique peut aider au classement et à l'organisation des souvenirs, et donc de la mémoire, comme dans un classement à tiroirs. Cependant, toutes ces réflexions ne servent à rien pour la plupart des gens qui s'en moquent éperdument.
Combien de détenus réfléchissent ? Combien se donnent la peine de penser à leur situation et de s'élever au-delà d'eux-mêmes en ayant une réflexion générale sur les conditions de détention de l'ensemble des détenus ? Surtout quand nous savons que l'individualisme en prison est la norme ! En fait, la généralité des détenus raisonne pour soi, pense à soi, se préoccupe de ses propres conditions de vie avec des prévisions au jour le jour et à la semaine. Ils parlent toujours des mêmes choses, de leur quotidien en prison, et ne pensent qu'à leurs cachets, à la drogue, au tabac...
Christophe Mayor
Derrière les Apparences - La Roue Tourne
« Nous sommes entourés de gens en apparence sans histoire. Pourtant, du jour au lendemain, la vérité peut éclater. Vol, escroquerie, menace, agression, violence... une multitude de délits peuvent surgir, nous laissant souvent stupéfaits. Il suffit de regarder les nombreuses émissions TV et documentaires tels que "Sur la scène du crime", "Les visages du crime", "Indices", "Faites entrer l'accusé" ou "Arnaqués" pour s'en convaincre.
Chaque jour, en France et dans le monde, des centaines, voire des milliers d'actes plus ou moins graves sont commis. Et pourtant, comparativement, bien peu sont réellement jugés, condamnés ou sanctionnés.
L'absence de sanction blanchit-elle pour autant, moralement, les auteurs de ces actes ? Absolument pas. Pourtant, dans notre société, tant qu'aucun jugement n'est rendu, l'image publique de l'individu semble préservée. En ce qui me concerne, je n'éprouve aucune honte pour ce que j'ai fait. C'est un acte posé, et j'en assume pleinement les conséquences.
Certains individus se croient irréprochables, voire intouchables. Mais la réalité est tout autre, et la roue finit toujours par tourner, parfois avec une rapidité et une violence insoupçonnées. Il suffit d'écouter le récit des détenus pour découvrir des trajectoires de vie incroyables, rocambolesques et profondément singulières. Car chaque histoire est unique et personnelle. C'est une réalité incontournable : toutes les histoires sont différentes. »
Christophe Mayor
Bilan critique d'un parcours d'exécution de peine
Mémoire récapitulatif sur les irrégularités de la procédure et l'absence d'aménagement de peine
I. Disparité d'appréciation et sévérité disproportionnée
Alors que l'aménagement de peine vise à favoriser la réinsertion des condamnés, je constate une sévérité excessive à mon encontre. Bien qu'il s'agisse de delits financiers et non de crimes de sang ou de violences graves, la justice a refusé toutes mes demandes d'aménagement de peine.
II. Sur les atteintes aux droits de la défense et aux règles de procédure
1. Manquement de la défense initiale : J'ai été condamné par défaut sans en avoir été informé par mon conseil de l'époque (Maître Rivas Laurent, désormais rayé du Barreau de Toulon).
2. Exécution tardive des peines : Les notifications de peine ne m'ont été signifiées que lors de mon arrestation, soit respectivement 3 ans et 5 ans après les décisions rendues.
3. Pluralité de poursuites pour des faits concomitants : J'ai subi deux procédures distinctes pour la gestion de deux commerces exploités de manière simultanée.
4. Redondance des poursuites : J'ai fait l'objet de deux audiences successives (début et fin février 2024) aboutissant à des condamnations identiques pour les mêmes faits.
III. Sur le refus de confusion de peine et la mise à l'écrou
La mise à l'écrou simultanée pour deux peines secondaires (12 mois et 10 mois) à la suite d'une condamnation principale (4 ans fermes + 1 an avec sursis) a rendu impossible pour la
juge l'aménagement préalable de ces peines.
Malgré l'octroi de réductions de peine (RP) cumulées de 22 mois pour bonne conduite. Un rejet catégorique de toutes mes demandes de confusion de peines, de mises en liberté (DML) et d'aménagements de peine (DA), j'ai purgé l'intégralité de ma peine en détention. (4 ans)
IV. Sur l'absence de prise en compte des garanties de représentation et de la coopération
J'ai pleinement reconnu les faits et collaboré de manière intégrale avec les autorités judiciaires en assumant seul l'entière responsabilité des infractions commises. Cette attitude constructive n'a pourtant fait l'objet d'aucune prise en compte favorable ni d'aucune mesure d'individualisation de la peine.
Voila pour ma
Christophe Mayor
